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14.06.2006 / COMMERCE, SERVICES ET TECHNOLOGIES DE LA COMMUNICATION VINGT ET UNIEME RAPPORT ANNUEL

L’Office National du Tourisme Tunisien

L'extrait de mission
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Le secteur touristique a pu enregistrer des résultats positifs dépassant les prévisions. En effet, le nombre de touristes a atteint en 2004 et, pour la première fois, environ 6 millions et ce, en dépit de la conjoncture mondiale difficile qu’a connue le secteur ces dernières années.

Toutefois, ces résultats ne peuvent pas occulter l’existence de certaines insuffisances de nature à réduire le rendement du secteur et son efficacité vu le volume des ressources financières qui y sont investies. En effet, le taux d’occupation des unités hôtelières, se situe aux environs de 50% et le niveau des recettes en devises par touriste comparé aux pays concurrents demeure faible.

Publicité et commercialisation

Dans sa réunion du 10 juin 2004, le Conseil interministériel avait décidé d’autoriser le transfert des attributions de l’Office en matière de publicité et de commercialisation à une structure spécialisée qui se chargerait du suivi des indicateurs du marché, de l’exploitation des technologies nouvelles de communication touristique et du soutien en marketing. Toutefois, jusqu’à fin 2005, cette structure n’a pas été mise en place.

Concernant la publicité nationale et contrairement aux directives du 10ème plan, l’Office a continué à lancer des campagnes qui diffèrent d’un pays européen à un autre. Il ne procède pas non plus, à l’évaluation systématique des résultats des campagnes publicitaires et ce, malgré l’importance de l’enveloppe allouée à ces campagnes et qui a représenté 41% du budget global en 2004 d’une part, et le dépassement par certaines représentations à l’étranger du budget qui leur est alloué, d’autre part. Ce dépassement a entraîné le non-paiement, à l’échéance, de certains prestataires de services et la prise en charge, par l’Office, des intérêts de retard.

En matière de publicité collective, l’Office n’entreprend pas la collecte des données statistiques sur le nombre réel des touristes ayant été attirés par les tours opérateurs concernés. En conséquence de quoi, 65% des tours opérateurs ont été payés en 2003 et 23% en 2004, alors qu’ils n’ont pas respecté leurs engagements quant au nombre contractuel de touristes devant être attirés en Tunisie.

L’Office n’a pas mis en place des normes objectives permettant de fixer le montant de la subvention et de déterminer les personnes et les activités pouvant bénéficier des interventions de ce fonds. Cette situation, ajoutée à l’absence d’un suivi au niveau du budget alloué à ces interventions, a engendré des dépassements au niveau des budgets consacrés pour ce genre d’interventions.

Contrôle des établissements touristiques

Outre le suivi de l’avancement des travaux relatifs aux projets touristiques, l’Office est chargé du contrôle de leur conformité aux plans approuvés. Toutefois, il s’est avéré que 24%, uniquement, des projets réalisés en 2004 ont été contrôlés. Ce taux n’a pas dépassé 10% à Nabeul et à Hammamet alors qu’aucune opération de contrôle n’a été menée dans la région de Sousse durant la même année.

Il a été constaté également qu’environ 49% des projets d’extension d’établissements touristiques n’ont pas obtenu l’attestation de prévention délivrée par les services de la protection civile. En dépit de ce fait, ces établissements ont été ouverts au public courant 2004.

Pour ce qui est du contrôle des établissements touristiques en termes d’exploitation, il a été relevé que le nombre d’inspecteurs est sans rapport avec celui des hôtels et des restaurants devant être contrôlés. En conséquence, l’Office n’a pu contrôler, au cours de la période 2002-2004, que 36% des agences de voyage, 24% des restaurants et 10% des hôtels.

formation

Le nombre des diplômés a diminué au cours de la période 2002-2004 et n’a représenté que 37% des besoins du secteur en 2004. Le coût de formation par diplômé a connu une augmentation importante.

Concernant les stages professionnels entamés à partir de l’année scolaire 2003/2004, et bien que, le nombre des inscrits ait augmenté, il a été constaté qu’un nombre important d’élèves ont abandonné ces stages. Ce constat a été relevé, notamment, à l’école touristique de Hammamet où le taux d’abandon a atteint 62%.

Sur un autre plan, et dans le cadre de la convention signée le 7 février 2000 entre l’Etat tunisien et l’Agence Française de Développement, les hôtels de Kerkouane à Nabeul et de Bella Reggia à Sousse ont été transformés en centres de formation en « hôtellerie et tourisme ». Toutefois, et malgré l’importance des crédits alloués pour le financement de ces deux projets, l’Office n’a pas adopté de critères précis et uniformes pour leur réalisation, ce qui n’est pas de nature à assurer l’efficience et la rentabilité de l’exploitation de ces projets dont les coûts de réalisation ont enregistré une disparité importante.

De plus, les procédures adoptées pour l’attribution des marchés, n’ont pas été conformes à la réglementation en vigueur dans ce domaine et notamment celle qui prévoit l’obligation de grouper les composantes des projets dans le cadre d’un appel d’offres unique tenant compte de leur fonctionnalité et de soumettre les dossiers concernés à l’avis de la Commission Supérieure des Marchés, vu que le montant de chaque projet a dépassé 5 millions de dinars.

 
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